Louis Feuillade – Vendémiaire (1918)

29f7c043f76a2bde437fd0d52a185152

Movie serial “Vendemiaire” depicts a registering nationalist and regionalism concerns about the effects of the First World War.

« Réalisé dans les derniers mois de la guerre (sa sortie eut lieu en janvier 1919), en décors naturels, dans le Languedoc, ce film est une œuvre maîtresse de Louis Feuillade. Sous couvert d’un drame patriotique sur les civils en temps de guerre (les combats restent hors champ), structuré en un prologue et trois parties (« La vigne », « La cuve » et « Le vin nouveau »), il propose un film dont le réalisme quasi documentaire n’est cependant pas dépourvu de lyrisme et de poésie. Le récit, non chronologique, s’organise selon une narration présent/passé où alternent des séquences concernant les vendanges et le conflit au moment de l’invasion des régions du nord par les troupes allemandes.Nous suivons le parcours de divers personnages qui se retrouvent tous au « pays du vin » pour y travailler : une famille de réfugiés venue des territoires occupés composée du vieux Larcher (Gaston Michel) et de ses filles, un sergent réformé temporaire (René Cresté), deux prisonniers allemands évadés Wilfrid et Fritz (Louis Lebas et Manuel Caméré), et les propriétaires du vignoble, madame Castelviel et son fils, un capitaine aveugle de la guerre (Edouard Mathé).Il s’agit d’une vision métaphorique où les symboliques de la terre et du vin font référence au sol national meurtri et au sang versé par les soldats français pour sa défense sur la champ de bataille. Mais Vendémiaire est surtout un film où la représentation germanophobe est très prononcée, le réalisateur s’acharnant à dénoncer les tares de l’ennemi avec beaucoup de conviction sous les traits du fourbe Wilfrid, « l’homme au gaz », comme dit un intertitre, qui n’a qu’une obsession : s’emparer des richesses du pays latin et détruire sa culture. » Source : La Grande Guerre au cinéma de Laurent Véray, Ramsay Cinéma, 2008.

Cette allégorie patriotique où Biscot et Jane Rollette assurent la partie comique anciennement assurée chez Feuillade par Marcel Levesque, se situe dans le décor d’enfance du réalisateur : le bas-Languedoc. Dans cette fresque pastorale et symboliste, se percutent, en montage alterné, les souvenirs obsédants des personnages sur des visions bucoliques de la nature, la terre et ses fruits. C’est le film qui achève la production de guerre de la maison Gaumont et rappelle par bien des éléments le J’ACCUSE d’Abel Gance.




http://nitroflare.com/view/99429B5D9BFF327/Vendemiaire_%28Louis_Feuillade%2C_1918%29.mkv
http://nitroflare.com/view/9CF388AC3836227/Vendemiaire_%28Louis_Feuillade%2C_1918%29.srt

Language(s):French intertitles
Subtitles:English

Bookmark the permalink.