Ivo van Hove & La Comédie-Française – Les Damnés AKA The Damned (2016)

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Ivo van Hove’s first staging with the Troupe marks the entry into the repertoire of the scenario of The Damned. In two decades, the artistic director of the Toneelgroep in Amsterdam, whose field of exploration encompasses the world of theatre, film and opera, has explored a vast repertoire of works, from Sophocles and Shakespeare to Molière, Koltès, Cassavetes or Arthur Miller. The intention in this production is not to adapt the cult film, directed byVisconti, but “to return to the screenplay in order to stage it for theatre”. What Ivo van Hove retains from this sharply drawn chronicle of a family of industrialists during the Nazi seizure of power in 1933 in Germany is the ideological depravity of a company willing to makes the most poisonous alliances to benefit its own economic interests. “In my view, it is the celebration of evil”, says the director, whose work “always combines strong theatricality with the exploration of complex psychological zones and refined emotions”. Against a background of so-called “degenerate” music (Stravinsky, Schoenberg) or music favoured by the Nazis (Beethoven, Wagner), the blend of archive footage and on-the-spot recordings intensifies the tensions on stage where human relationships are murky and desire more perverted than ever.
This production, which will open the season at the Salle Richelieu, also marks the return of the Comédie-Française to the Avignon Festival after twenty-three years of absence.

« Les Damnés d’après Visconti, mis en scène par Ivo van Hove avec la troupe de la Comédie-Française à la Cour d’honneur du Palais des papes… voilà qui répond à plusieurs de mes rêves de début de mandat et à un grand nombre de mes attentes.
C’est, d’abord, le retour à Avignon de la Maison de Molière après un quart de siècle d’absence. Absence d’un festival qui, aux yeux de tous, est le laboratoire du théâtre, de ce qui se fait de mieux ou, du moins, la plus généreuse présentation de ce qui existe. Absence à laquelle Olivier Py vient de mettre un terme en acceptant ma proposition et en donnant ainsi la chance à notre Maison de se confronter à nouveau à ce lieu mythique, de participer au rêve vilarien d’un théâtre populaire et ambitieux, inscrit dans le présent. Je tiens à l’en remercier chaleureusement.
La Comédie-Française n’est pas un théâtre insulaire et lointain qui n’aurait pas maille à partager avec d’autres institutions ou d’autres troupes ni soif de découvertes et d’évaluation. La Troupe a un besoin constitutif d’aventures fondatrices et singulières pour progresser. Ses comédiens aspirent à se nourrir au contact de grands metteurs en scène, de grands directeurs d’acteurs, capables de bouleverser leurs habitudes et d’ouvrir leurs horizons. Ivo van Hove est l’un d’eux. Artiste incroyablement prolixe et singulier, chacun de ses spectacles révèle une profondeur d’analyse remarquable, sa radicalité, fruit d’une lecture extraordinairement fine s’opposant à toute posture. J’aime à penser qu’il sera le premier d’une longue série.
Visconti choisit cette période troublée de la montée du nazisme et de la déliquescence politique qui l’a favorisée pour réaliser son film le plus shakespearien. Le théâtre a ce pouvoir de rendre notre mémoire active : rien ne dit que notre époque ne l’aurait pas intéressé pour des raisons presque similaires. Cette histoire de haine familiale sur fond de pouvoir qui tient à la tragédie antique a de quoi s’inscrire dans le minéral de la Cour d’honneur mais aussi dans les ors de la Salle Richelieu. Quelle gageure pour un metteur en scène et pour un scénographe de passer de l’un à l’autre ! Je suis très fier qu’Ivo van Hove soit à la baguette de ce grand projet qui réunit à nouveau le Festival d’Avignon et la Comédie-Française.» – Éric Ruf

« Seuls quelques théâtres ont une notoriété mondiale. La Comédie-Française est l’un d’eux. Qu’on me sollicite aujourd’hui pour mettre en scène cette merveilleuse troupe est comme un rêve d’enfant qui se réalise.
Seuls quelques festivals ont une notoriété mondiale. Le Festival d’Avignon est l’un d’eux. J’y ai déjà été invité à deux reprises pour présenter mon travail avec le Toneelgroep d’Amsterdam. À chaque fois, cela a été une expérience heureuse. C’est un lieu où le théâtre est le centre de la société. Je suis très heureux de me frotter cette fois à la Cour d’honneur. C’est un immense défi artistique, à tous les niveaux.
Pour cet ambitieux projet j’ai choisi Les Damnés de Luchino Visconti. On y narre l’histoire de l’alliance venimeuse entre des hommes politiques au plus haut niveau de l’État et une famille régnant sur la toute puissante industrie sidérurgique. Le réalisateur situe l’action à un moment charnière de l’histoire européenne : la montée du fascisme en Allemagne. Je pense que l’observation attentive de ces mécanismes nous donne des clés pour aborder les grands sujets de notre temps. À travers les grandes scènes somptueuses du film, Visconti nous plonge dans les abysses du comportement humain et montre la facilité avec laquelle cette famille, par unique appât du gain, pactise avec un régime d’extrême droite.
Grandeur et décadence d’une famille aussi cupide qu’influente et d’un système politique immoral.
Ou bien s’agit-il avant tout d’une histoire qui nous pousse à réfléchir au monde dans lequel nous vivons aujourd’hui?» – Ivo van Hove

Auteur D’après Luchino Visconti , Nicola Badalucco et Enrico Medioli

Acteurs (+rôles) La Troupe de la Comédie-Française :
Sylvia Bergé, Éric Génovèse, Denis Podalydès, Alexandre Pavloff, Guillaume Gallienne, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Adeline d’Hermy, Clément Hervieu-Léger, Jennifer Decker, Didier Sandre, Christophe Montenez et Basile Alaïmalaïs, Sébastien Baulain, Thomas Gendronneau, Ghislain Grellier, Oscar Lesage, Stephen Tordo, Tom Wozniczka

Mise en scène : Ivo van Hove
Scénographie et lumières : Jan Versweyveld
Costumes : An d’Huys
Vidéo : Tal Yarden
Musique originale et concept sonore : Eric Sleichim
Dramaturgie : Bart Van den Eynde
Assistant à la mise en scène : Laurent Delvert
Assistant à la scénographie : Roel Van Berckelaer
Assistant aux lumières : François Thouret
Assistant au son : Lucas Lelièvre

Production: Compagnie des Indes, France 2










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Language(s):French
Subtitles:None

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