Marcel Hanoun – L’automne (1972)



Synopsis: Julien, a movie director, is on the phase of editing his new film, “Juliette sacrifiée”. Hurried by his producer, he asks for the help of a professional editor. It is Anne, with whom Julien is soon falling in love. During the whole of the movie, both are sitting in front of the editing table, where they listen to music, talk about politics and what movies should and should not be about, make love, and finally end up editing the film as was planned.

“L’Automne transforms filmmaking, usually an art form based on movement, into an art of immobility; an anti-cinema, for those who expect punch-ups, car chases or western stampedes; an alternative cinema, for those who realize that the apparent immobility of L’Automne is not immobility at all. The intensity of those two pairs of eyes, watching — those eyes most definitely know how to see. We can see them. We can tell, from the look in those eyes, that we are witnessing the most absorbing stage in the creation of a film — the point at which everything is still to be defined and all questions can still be asked.”

-Jean Louis Bory
Le Nouvel Observateur


A man, then a woman, their look into ours – and vice versa. And the place where all these looks meet, the control screen, invisible because the film itself, of an edit bay.


Black and White, 75 minutes restored, with some appearances of the other colors, as a profund granted desire from black.

Quote:
Un homme, puis une femme, le regard plongé dans le nôtre – et vice versa. Ce lieu de l’échange est l’écran témoin d’une table de montage. Le dispositif est rigoureux, ne bouge pas. Il n’y a que la largeur qui change, mais le travail de montage des acteurs contamine le montage le film monté et la variété des cadres, de leur rythme fait son office petit à petit, replongeant son regard dans ce puits que nous sommes: l’imaginaire.

Quote:
Il y a aussi une histoire d’amour, ou sensuelle au moins, qui se noue dans le travail et le dialogue. Il y a, cela va de soi ou presque étant donné le dispositif lui-même, un discours sur le cinéma, toujours à la limite du pontifiant mais qui a aussi ses fulgurances discrètes, qui sait se mettre entre question et se relancer, ne serait-ce que par la présence féminine. Mais la mise en scène reste la clé de voûte de ce discours, clé silencieuse, fascinante comme le regard happé par l’image invisible à force d’être bue, sa base puissante aussi qui va finir par s’élancer au ciel. Hanoun garde cela pour la fin, avec une première échappée hors de la salle de montage où ils restent cloîtrés (soulignons), un premier surgissement d’images mais qui, dit-on, n’ont pas été filmées, autrement dit une sorte de négatif du dispositif qui est soudain ébloui par son propre désir… Vu dans une copie qui vire au vert ou au bleu, et je crois que l’effet n’en est pas moindre, tant le mental et le vu finissent par ne faire qu’un, dans un recollement tel une poignée de mains amoureuses. Éblouissant de simplicité, en fin de compte.


1.15GB | 1h 15mn | 768×576 | mkv

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Language(s):French
Subtitles:English

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